Wednesday, December 13, 2006

silence dans de plus vastes syllabaires

. . . Des terres neuves, par là-haut, comme un parfum puissant de grandes femmes mûrissantes,

Des terres neuves, par là-haut, sous la montée des hommes de tout
âge, chantant l'insigne mésalliance,

Toute la terre aux arbres, par là-haut, dans le balancement de ses plus
beaux ombrages, ouvrant sa tresse la plus noire et l'ornement grandiose
de sa plume, comme un parfum de chair nubile et forte au lit des plus
beaux êtres de ce monde.



Et c'est une fraîcheur d'eaux libres et d'ombrages, pour la montée des hiHomes de tout hommes de tout âge, chantant l'insigne misalliance,

Et c'est une fraîcheur de terres en bas âge, comme un parfum des
choses de toujours, de ce côté des choses de toujours,

Et comme un songe prénuptial où l'homme encore tient son rang, à
la lisière d'un autre âge, interprétant la feuille noire et les arborescences
du silence dans de plus vastes syllabaires.



Toute la terre nouvelle par là-haut, sous son blason d'orage, portant
cimier de filles blondes et l'empennage du Sachem,

Toute la terre nubile et forte, au pas de l'Étranger, ouvrant sa fable
de grandeur aux songes et fastes d'un autre âge,

Et la terre à longs traits, sur ses plus longues laisses, courant, de mer
à mer, à de plus hautes écritures, dans le déroulement lointain des plus
beaux textes de ce monde.


* * *

. . . New lands, up there, like a powerful perfume of tall women ripening,

New lands up there, beneath the ascent of men of every age, singing the signal misalliance,

All the land of trees, up there, in the swaying of its most beautiful shades, opening the blackest of its tresses and the imposing ornament of its plumage, like a perfume of flesh, nubile and vigorous, in the bed of this world's most beautiful beings.


And there is a freshness of free waters, of shades, for the ascent of men of every age, singing the signal misalliance,

And tehre is a freshness of lands in infancy, like a perfume of things everlasting, on this side of everlasting things,

And like a prenuptial dream wherein man, on the verge of another age, retains his rank, interpreting the black leaf and the arborescences of silence in vaster syllabaries.


All the land, up there, new beneath its blazonry of storm, wearing the crest of golden girls and the feathered head-dress of the Sachem,

All the nubile and vigorous land, at the step of the Stranger, opening up the fable of its grandeur to the dreams and pageantries of another age,

And the land in its long lines, on its longest strophes, running, from sea to sea, to loftier scriptures, in the distant unrolling of this world's most beautiful texts.


--Vents, St. Jean Perse, tr. Hugh Chisholm

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